Dans une équipe mixte, chacun arrive avec ses propres repères. Ce qui paraît évident pour l’un, comme répondre à un courriel dans l’heure ou contredire sa gestionnaire en réunion, peut sembler étrange, voire impoli, pour l’autre.
Ces écarts ne sont ni bons ni mauvais. Ils deviennent problématiques quand personne ne les nomme. Ils deviennent une force quand l’équipe apprend à les reconnaître et à s’en servir.
D’où viennent les malentendus
La plupart des tensions dans les équipes mixtes ne viennent pas de désaccords sur le fond, mais de différences de forme. Trois terrains reviennent souvent.
La communication directe ou indirecte
Certaines personnes disent les choses franchement, d’autres passent par des nuances et des sous-entendus. Un « c’est intéressant » peut vouloir dire « j’adore » ou « je ne suis pas d’accord » selon la personne qui le prononce.
Le rapport à la hiérarchie
Dans plusieurs milieux de travail québécois, on tutoie sa gestionnaire et on s’attend à ce que chacun donne son avis. Pour une personne habituée à une hiérarchie plus marquée, prendre la parole devant la direction peut demander un vrai effort.
Le rapport au temps
Ponctualité, délais, durée des réunions : les attentes varient beaucoup. Sans discussion, chacun interprète le comportement de l’autre selon ses propres codes.
Décoder avant de juger. Chaque différence a une histoire, et la comprendre est le premier pas vers la coopération.
Des pistes concrètes pour l’équipe
- Rendre l’implicite explicite : écrire, ensemble, quelques règles de fonctionnement de l’équipe (délais de réponse, façon de donner une rétroaction, déroulement des réunions).
- Varier les façons de contribuer : permettre de donner son avis par écrit après une réunion, et pas seulement à chaud.
- Valoriser les regards différents : demander explicitement « comment cela se ferait-il ailleurs? » lors d’une réflexion.
- Clarifier sans accuser : préférer « qu’as-tu voulu dire? » à « tu n’as pas compris ».
Le rôle clé de la gestionnaire ou du gestionnaire
La personne qui anime l’équipe peut faire beaucoup en montrant l’exemple : poser des questions ouvertes, reconnaître ses propres réflexes culturels, intervenir tôt quand une tension apparaît. Un malentendu nommé rapidement reste un malentendu. Laissé de côté, il devient un conflit.
Ce que l’équipe y gagne
Une équipe qui a appris à parler de ses différences communique mieux, partage mieux la charge et s’appuie sur une plus grande variété d’idées. Les personnes nouvellement arrivées s’y sentent plus vite à leur place, et ont davantage envie de rester.
Nos ateliers sont conçus pour aider les équipes à faire ce chemin, à partir de situations tirées de leur quotidien.